Décembre 2012. J'obtiens mon baccalauréat en éducation. Je commence (enfin) ma vie d'adulte. Mon couple a le vent dans les voiles. Nous décidons qu'il est temps que nous formions notre famille. Nous avons un premier obstacle : nous sommes un couple de femmes. 

Qui sera la maman enceinte? C'est une question que nous ne nous sommes pas posées. Nous en avions plusieurs fois discuté avant le processus et ma blonde était aussi intéressée à être enceinte qu'à se faire arracher les dents. En lisant des blogues sur la maternité, nous choisissons une clinique de fertilité.

Lors du premier rendez-vous tant attendu, une longue liste de tests sanguins, gynécologiques et psychologiques nous est donnée. Lors du second rendez-vous, des tests physiques sont revenus anormaux. Mes cycles menstruels sont anovulatoires. Je dois subir d'autres tests pour en déterminer la cause. Finalement, rien n'indique une cause particulière. On nous remet un document qui explique le fonctionnement des banques de sperme.

De retour à la maison, nous magasinons un géniteur pour notre enfant. Nous sommes perturbées à la vue de tous ces géniteurs potentiels. Nous désirons quelqu'un qui a les mêmes caractéristiques physiques que ma conjointe et qui aime les sports et les arts tout comme elle. Nous choisissons le candidat qui nous semble idéal et passons notre commande. 

Novembre 2013, médicaments pour faire un bébé en mains, nous débutons les démarches pour la première insémination artificielle. Toutefois, j'ai encore un cycle anovulatoire. Décembre 2013, même scénario. On augmente la dose de mes médicaments. Janvier 2014, les « bonbons magiques » font effet : j'ai une ovulation! Nous pouvons procéder à la première insémination artificielle.

Deux semaines et plusieurs tests de grossesse plus tard, nous attendons un bébé citrouille à la mi-octobre. Bébé Liam est né le 28 octobre 2014 et depuis ce temps, nous sommes deux mamans comblées! 

Crédit : Marie-Pier Hinse

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