La fois où j'ai eu peur d'accoucher sur le bord de la route - Partie 1

Crédit photo: Pierre-Luc Larouche/Montage : Stéphanie Cimon La fois où j'ai eu peur d'accoucher sur le bord de la route - Partie 1
Autant mon Henri n’a pas été pressé de sortir de ma bedaine, autant il ne s’est pas fait prier quand il s’est décidé! Le lendemain de ma date prévue d’accouchement, alors que son frère aîné s’était pointé près de trois semaines à l’avance, il s’est à peine écoulé deux heures entre la première vraie contraction et le moment où je l’ai tenu dans mes bras pour la première fois. 
 
J’avais TELLEMENT hâte qu’il arrive. Parce que les derniers jours étaient devenus plus difficiles, mais surtout, parce que s’il n’arrivait pas cette journée-là (22 décembre), j’allais sans doute encore une fois passer Noël à l’hôpital (notre Jules est né le 26 décembre!), loin de l’ambiance des Fêtes, loin de mes célébrations, loin de cette magie de Noël que j’aime tant! Mais surtout, j’avais envie d’un Noël en famille, avec Henri en dehors de ma bedaine. Il y avait même des petits présents sous le sapin pour lui, c'est pour dire!

La dernière photo que j'ai prise avec mon bedon rempli d'amour. J'avais VRAIMENT hâte, t'sais!
Crédit : mamanavertie/Instagram

 
Ce matin-là, je me suis réveillée après avoir dormi comme un bébé (ou pas!) en me disant : « ouain, ben ce n’est pas parti pour être aujourd’hui, hein! ». Mon mari était aussi déçu, mais tentait de le cacher, sachant très bien que c’est Henri qui décidait. Nous avons donc débuté la routine du matin avec notre grand, en espérant ne pas se rendre au rendez-vous du matin avec mon médecin de famille qui avait lieu à 10 h.

Quelques minutes plus tard, BAM! La première contraction. Une vraie, pour de VRAI. Même si j’espérais bien fort que certaines précédentes le soient, j’ai tout de suite su que celle-là, ce n’était pas du bluff!

Comme j’ai été déclenchée à mon premier accouchement, je me suis quand même posé la question, à savoir si je devais me préparer « tout de suite ». Pendant que mon conjoint était en train de faire le traitement de claping de notre plus vieux en bas, j’ai téléphoné à ma « grande sœur », une cousine dont je suis très proche et qui a travaillé plusieurs années en obstétrique. À peine quelques instants après avoir commencé à lui parler, son verdict est clair : GO À L’HÔPITAL! Le ton de ma voix, les contractions qui ne lâchaient pas, mon précédent accouchement rapide (7 heures en tout et pour tout), la distance entre ma maison et l’hôpital (30 minutes), tout y était : je DEVAIS partir tout de suite!

En deux temps trois mouvements, ma mère (notre voisine, merci mon Dieu!) était rendue à la maison, nos câlins étaient faits à notre grand Jules (dont le doux souvenir du sourire et des douces caresses sur la joue durant mes premières contractions m’ont aidée pendant cet accouchement) et la valise était dans la voiture : c’était un départ!

À peine quelques secondes après avoir pris la route, je devais me coucher, car la douleur était intense : j'étais en travail plus qu’actif! Je tentais tant bien que mal de gérer mes contractions. Je grognais, je respirais, je visualisais un accouchement de rêve (ha!), mon chum me tenait la main tout en conduisant prudemment dans les terres (j’habite un rang!). À ce moment-là, je dois dire que j’ai eu peur. Peur d’accoucher sur le bord de la route, en pleine campagne, loin de tout. Mon amoureux aussi avait peur. Mais il ne me le disait pas. Pas tout de suite. Il ne faisait pas tempête, mais il ne faisait pas doux non plus. Notre but : se rendre à l'hôpital avant l'arrivée d'Henri!

À suivre...

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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