Tu ne m'as pas tuée : survivre à l'horreur et se reconstruire

Tu ne m'as pas tuée : survivre à l'horreur et se reconstruire

La chaîne MOI&cie diffusait hier soir le premier épisode d’une série de dix du documentaire Tu ne m’as pas tuée. Dans ce documentaire, la journaliste Élizabeth Laplante part à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont vécu, mais surtout, qui ont survécu à d’horribles drames familiaux.

À mon sens, personne n’était mieux placé qu’Élizabeth pour mener de telles entrevues. C’est une journaliste talentueuse, mais surtout un exemple de résilience. Le Québec tout entier a été marqué par son histoire familiale. Élizabeth, c’est la fille de Diane Grégoire. Sa mère a d’abord été portée disparue en 2008, puis ses ossements ont finalement été retrouvés quatre ans plus tard. Paul Laplante, son père, sera accusé du meurtre et se donnera la mort en prison avant de faire face à la justice.  

Non seulement le documentaire Tu ne m’as pas tuée est une première incursion dans la troublante histoire d’Élizabeth, mais il nous permet aussi de replonger au cœur d’autres drames marquants.

Pour la fille qui suit l’actualité que je suis, j’ai vraiment l’impression que ces dix épisodes changeront ma perception de certains tragiques événements. Élizabeth en fait d’ailleurs mention dans le premier épisode. Trop souvent, ce sont les meurtriers qui occupent l’espace médiatique lorsque surviennent de tels drames. Ce documentaire-choc met donc à l’avant-plan les victimes. On se concentre sur ceux qui restent. Ceux qui tentent de comprendre. Ceux qui sont en quête de vérité. Ces pères, ces mères, ces enfants… Ces victimes collatérales de crimes sordides dont la vie a basculé et qui ont perdu une partie d’eux-mêmes… De véritables exemples de courage, des survivants qui doivent réapprendre à vivre.

Déjà, lorsque la bande-annonce avait été dévoilée, un grand frisson m’avait traversé le corps tout entier. La phrase « Mais tu ne m’as pas tuée » d’Élizabeth résonnait dans mon esprit. Éli, j’ai eu la chance de la côtoyer pendant mes années d’études à Jonquière, j’ai donc toujours suivi avec grand intérêt son histoire. J’ai toujours été fascinée par sa détermination et son courage. Son implication dans ce documentaire témoigne d’ailleurs de sa grande force de caractère. Je savais que cette émission me clouerait sur mon sofa et que j’aurais besoin de mouchoirs… Le premier épisode n’a pas fait exception et je sais pertinemment que la suite me bouleversera tout autant.
 

Crédit : MOI&cie

 
La jeune journaliste fait preuve d’une grande écoute et son empathie est, ça va de soi, tout ce qu’il y a de plus vraie et naturelle. Les images d’archives de bulletins de nouvelles et de la vie familiale d'avant les drames teintent et donnent vie aux témoignages. C’est bien ficelé, le ton est juste et malgré la lourdeur de la thématique, on sent très bien que ce sera rempli d’espoir.

Après l’écoute du premier épisode, j’ai serré ma fille dans mes bras très fort et je lui ai dit que personne ne lui ferait de mal, mais surtout, je lui ai demandé d’être un peu une Élizabeth, une Caroline, une Marta, un Éric… Ils sont des modèles de courage et de résilience. Leur houleux parcours est inspirant et ils ont, en quelque sorte, beaucoup à nous apprendre. Si ces femmes et ces hommes endeuillés ont réussi à se reconstruire et garder espoir en l’avenir, nous pouvons en faire de même.
 
Tu ne m’as pas tuée, une production de Pixcom en collaboration avec Québecor Contenu, est diffusée les mardis à 22 h sur la chaîne MOI&cie.
 
Vous pouvez rattraper le premier épisode en cliquant ici.

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