L'échographie de viabilité, quel moment intense

Crédit photo: freestock.org/Pexels L'échographie de viabilité, quel moment intense
Mon chemin vers la grossesse aura été long : cinq inséminations artificielles infructueuses, une dépression, un retour au cégep et trois FIV.

Lors de ma troisième FIV, j’ai eu une prise de sang pour savoir si j’étais enceinte, mais je ne voulais pas connaître le résultat. Je n’en pouvais plus des mauvaises nouvelles. J'ai demandé à l’infirmière d’appeler chéri pour lui donner les résultats, c’est donc lui qui a eu le plaisir de me dire que nous attendions un enfant!

En clinique de fertilité, lorsqu’on a le bonheur d’obtenir un test positif, on nous planifie une échographie de viabilité entre la sixième et la septième semaine de grossesse, pour s’assurer que tout est beau.
Trois semaines ont séparé l’annonce de ma grossesse et l’échographie de viabilité. Je n’ai pas osé demander à quoi je devais m’attendre à cette échographie, mais avec un nom aussi horrible, mon imagination s’est fait aller...

Peut-être qu’on trouvera une poche de gestation vide ;

Peut-être qu’on verra un bébé, mais dont le cœur ne bat plus ;

Peut-être que j’aurai fait une fausse couche d’ici là ;

Le moment de l’échographie arrive enfin, chéri m’accompagne. Bien sûr, j’ai besoin de lui en cas d’annonce catastrophe.

L’échographie commence.

Le docteur me décrit ce qu’elle voit : « ici c’est ton col, il est beau, là commence la paroi de ton endomètre, on voit tes ovaires, ils ont une grosseur normale, là… »

Silence.

Elle me laisse vraiment en suspens pendant ce qui me semble une éternité.
Moi qui n’endure plus ce silence (le pire a déjà envahi mon cerveau) : Et là c’est un bébé?

Elle : En fait, il y en a deux!

Comment c’est possible? Je n’ai eu le transfert que d’un seul embryon! Et là, le principe des jumeaux identiques me vient en tête en même temps qu’une vague d’émotions à laquelle je ne m’attendais pas. Je ris, je pleure. Chéri a les yeux rivés sur l’écran (je n’existe plus) il ne fait que répéter « ben voyons donc » pendant que le docteur nous présente nos deux bébés. L’embryon s’est séparé in utero, après le transfert.

Quel beau moment finalement cette écographie de viabilité!

Mais là, la suspicieuse en moi refait surface et vient teinter d’inquiétude ce moment magique. Les risques de fausses couches sont plus élevés lors de grossesse double. Et si le cœur d’un seul bébé cessait de battre? Quels sont les dangers reliés à une grossesse multiple?

Je sors de la salle dans un mélange :  bonheur fois deux, mais inquiétude fois deux également…

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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