5 choses à savoir sur le suivi de grossesse avec sage-femme - Partie 2

Crédit photo: NBlouin, RSFQ 5 choses à savoir sur le suivi de grossesse avec sage-femme - Partie 2

Quand je discute autour de moi de mes expériences d’accouchement, je réalise que les spécificités du suivi sage-femme sont encore bien méconnues. Je vous ai donc préparé une série de trois articles présentant 5 choses à savoir sur le suivi de grossesse avec sage-femme, pour démystifier un peu la pratique (et aussi pour vous permettre de faire un choix de suivi éclairé!).
 
Le premier article est par ici.
 
2. Avec une sage-femme, vous avez le choix du lieu de votre accouchement, que ce soit à la maison, en maison de naissance, ou à l’hôpital.
C’est souvent la raison pour laquelle les femmes choisissent le suivi sage-femme. Si l’idée d’accoucher dans une chambre d’hôpital vous déplaît, vous avez d’autres possibilités. De même, si l’idée d’accoucher à la maison ou loin d’un service médical vous inquiète, vous pouvez toujours choisir l’hôpital ou la maison de naissance. Il vous est permis de trouver l’endroit qui vous correspond.
 
Si vous prévoyez un accouchement à la maison, la sage-femme évaluera d’abord si le lieu est conforme à certaines normes de sécurité, puis elle vous remettra, quelques semaines avant votre DPA, un grand bac contenant tout le matériel nécessaire à l’accouchement. Piqués, gants, moniteur permettant d’écouter le cœur du bébé, soluté, ventouse, médicaments anti-hémorragie, etc. seront sur place. Vous devez aussi fournir par vous-même certains objets : couvre-matelas et débarbouillettes, par exemple. Dans certaines maisons de naissance, des aides natales se rendent aussi au domicile pour donner un coup de pouce, côté matériel, et ménage (le rêve). 
 

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3. Concernant la péridurale…
Au Québec, les sages-femmes ne travaillent pas avec la péridurale. Elles sont formées pour accompagner des grossesses qui ne comportent pas de risque, et des accouchements dits « physiologiques », c’est-à-dire qui n’impliquent pas d’interventions médicales. Elles accompagnent et encouragent les femmes dans l’expérience d’une naissance où ce sont les corps de la mère et du bébé qui dirigent l’action.
 
Si vous savez déjà, au moment d’amorcer votre grossesse, que vous souhaitez requérir à la péridurale pendant votre accouchement, peut-être vaudrait-il mieux envisager un suivi avec un.e médecin, puisqu’il n’est pas permis aux sages-femmes d’offrir cet accompagnement (contrairement à d’autres endroits dans le monde, par exemple en Ontario). Elles ne sont pas formées spécifiquement pour le faire, et elles ne peuvent pas légalement y procéder. Cela procède d’un choix effectué par les regroupements professionnels de sages-femmes québécoises, au moment où fut relancée la pratique au sein du système de santé public, afin de privilégier et protéger la physiologie dans le processus de la naissance.
 
Si un problème important advient pendant l’accouchement, il est toujours possible d’effectuer un transfert en hôpital. La grande majorité des transferts ne concerne pas des situations d’urgence où la vie de la mère ou de l’enfant est en danger, mais bien une lenteur du travail qui nécessite l’injection d’hormones synthétiques comme le pitocin pour relancer les contractions ou dynamiser le travail (comme ça m’est arrivé d’ailleurs lors de mon premier accouchement).
 
Ne manquez pas le dernier article de la série! À bientôt!

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