Dernièrement je regardais mes enfants jouer. Un petit dimanche matin tranquille, comme bien d’autres. Mais différent en même temps. Différent dans le silence qui habituellement, se fait plutôt discret dans la maisonnée.
 
Le chien couché à mes pieds, mon homme encore endormi, les enfants jouant à un jeu de société (oui, oui, un dimanche matin, 8 h 12) et moi, peinarde sur le divan.
 
Je regardais mes enfants et je me disais que c’est fou quand même, tout l’amour qu’on peut ressentir pour un autre être humain.
 
Je les trouve beaux mes enfants. Séparément, mais ensemble aussi. Bien sûr, rien n’est parfait. Ils se chicanent et s’obstinent pour des maudites niaiseries et le ¾ du temps j’ai l’impression qu’ils vont me faire perdre la tête. Mais ce dimanche matin là, ils jouaient tellement bien ensemble.
 
Ma grande aidait son petit frère à comprendre le jeu. Le petit écoutait, avide, les conseils de sa grande sœur adorée.
 
Tout l’amour et l’affection qu’ils ont l’un pour l’autre étaient palpables à ce moment. Puis, le dé est tombé du mauvais côté. Fiston a voulu avancer son pion quand même. Poulette lui a dit qu’il ne pouvait pas. Au grognement de mon fils, qui ressemblait à celui d’un lion bien fâché, le chien s’est retrouvé debout sur ses pattes et a demandé la porte. Mon conjoint s’est levé, a demandé ce qui se passait. Les enfants se sont obstinés sur ce qui était réellement arrivé. La grande s’est mise à pleurer, est montée dans sa chambre, et avec sa fougue légendaire, a pris bien soin de claquer la porte de sa chambre. Fiston lui pleurait parce que sa sœur ne voulait plus jouer avec lui. Et moi, je regardais le dé. Et je lui en voulais d’avoir mis fin si soudainement à cette parenthèse de tranquillité. Un peu comme un ballon qui flotte bien tranquillement dans les airs et qui crève, comme ça, tout d’un coup!
 
Mon conjoint et moi nous sommes regardés, l’air aussi désemparé l’un que l’autre. Il a consolé le petit, j’ai consolé la grande.
 
Et comme ça, le tourbillon du quotidien était de retour.
 
Ce tourbillon étourdissant, mais rassurant en même temps. Ce tourbillon auquel se mêle une tonne d’amour, de rires, de moments magiques.
 
Ce tourbillon mené de main de maître par une grande fougueuse de 7 ans et un petit lion de 5 ans.
 
Qui mène le tourbillon chez vous?

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