Tout quitter pour aller vivre aux États-Unis - Partie 1

Crédit photo: frank mckenna/Unsplash Tout quitter pour aller vivre aux États-Unis - Partie 1

Je ne suis pas une grande voyageuse. J'ai fait quelques croisières dans le sud, des road trips sur la côte est des États-Unis et visité le Québec. Rien ne laissait présager qu'au début 2018, j'allais déménager aux États-Unis avec ma petite famille, pour une durée indéterminée.

Mon chum venait de terminer son 1er post-doctorat (#ÉtudesSansFin). Après quelques mois de recherche d'emploi, on décide d'élargir nos critères hors de la grande région de Montréal. On regarde jusqu'en Ontario, toujours rien. Puis, une connaissance d'une connaissance nous parle d'un poste ouvert à Cleveland. En Ohio. Aux États-Unis. 

Crédit: Matthew Kuhns/Flickr

On avait établi nos limites pour l'emplacement de son futur emploi : à un maximum de 6 heures de route de Montréal, peu importe la direction. Oui, ça pouvait impliquer les États-Unis, mais en dernier recours. 

L'offre d'emploi à Cleveland est alléchante sur papier. Environnement de travail stimulant dans un laboratoire prestigieux, dirigé par une sommité mondiale. Des avantages sociaux et un assez bon salaire pour me permettre de réaliser mon rêve d'être maman à la maison. Mais c'est Cleveland, dans un autre pays, une autre langue et surtout, à 10h de route de Montréal.

Chéri va rencontrer l'équipe sur place. Il revient avec des étoiles dans les yeux et le coeur à l'envers.  Sa tête lui dit que c'est un excellent move professionnel et qu'il serait fou de passer à côté, mais son coeur ne veut pas quitter famille et ami.e.s.  On s'envole pour un aller-retour d'un jour, histoire de savoir un peu dans quoi on s'embarque. La ville est magnifique. C'est boisé, chaleureux et très propre.  Les gens nous saluent quand on les croise sur le trottoir.  On revient à Montréal et après de longues discussions, on décide de partir.

À l'annonce de notre départ, nos proches nous soutiennent, mais sont extrêmement tristes de nous voir partir.  On espère que le dicton « Loin des yeux, loin du coeur » ne s'appliquera pas à nous.

Crédit : Chris Lawton/Unsplash

On dispose d'un mois et demi pour emballer nos vies et arriver à destination.  Je quitte mon emploi et embarque dans des démarches administratives qui n'en finissent plus.  Entre deux boîtes, je passe ma vie au téléphone à régler des problèmes de passeports et autres documents officiels. Je cours pour réserver une salle et trouver un célébrant. Parce que oui, pour que toute la famille puisse partir, être en couple depuis 13 ans ne suffit pas, il faut être mariés. Alors, j'organise notre mariage en 3 semaines. 

On loue une maison à distance, sans l'avoir visitée. Il faut faire l'inventaire de tout ce qu'on apporte avec nous là-bas. Louer un camion. La To do list n'en finit plus de s'allonger. La veille du départ, on reçoit le dernier document requis pour traverser les douanes (#StresséeLaFille). Nos proches viennent nous prêter main-forte pour terminer de paqueter. C'est le branle-bas de combat, mais tout finit par entrer dans le camion.

Dire au revoir à nos proches a été difficile, mais ce n'était que le début. Il fallait maintenant recommencer notre vie ailleurs, sans aucun repère.

Avez-vous déjà songé à vous expatrier pour un emploi?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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