Commotion cérébrale : quand maman doit tout arrêter

Crédit photo: Free-Photos/Unsplash Commotion cérébrale : quand maman doit tout arrêter

C’était un beau dimanche après-midi. En famille, on était partis patiner sur le Mont-Royal au Lac des castors. Une magnifique journée d’hiver ensoleillée.
 
Ma fille nous éblouissait avec ses pirouettes. Une vraie Joannie Rochette mais avec du swag. C’est alors qu’elle a eu l’idée de me « donner un cours de patin artistique ». Douée en patinage, je jouais le jeu en titubant comme si j’étais vraiment nulle. On rigolait. Mon chum me trouvait ben nouille.

C’est arrivé tellement vite. J’ai perdu l’équilibre (pour vrai) et j’ai heurté ma tête solidement sur la glace. Je ne portais pas de casque. J’étais complètement sonnée. Ma fille qui ne réalisait pas l’ampleur de la situation me dit aussitôt : « Maman, est-ce-que je peux avoir mon chocolat chaud pareil? ». #LesEnfants
 
J’ai eu la confirmation médicale le lendemain : commotion cérébrale. 
 
Sans attendre, j'ai rencontré un physio qui m’a fait passer un Mini Mental Test (MMT) et j’ai fail solide. Du genre, les mêmes questions posées à mon père Alzheimer lors de son diagnostic : « Je te donne 3 mots (église, montre et bateau), tu les retiens et je te les redemande dans 10 minutes. »
 
Dix minutes plus tard... « C’était quoi les mots déjà? » J’ai braillé ma vie. Allais-je redevenir comme avant? Mon cerveau m’abandonnait, ne répondait pas, je paniquais…

 

C’était comme si j’avais la volonté, mais pas la capacité. Mon corps ne m’avait jamais fait ça. Il était toujours partant avec mes plans téméraires, mon horaire chargé, mes abus divers et les situations stressantes que je vivais au quotidien. Mais là, c’était comme trop pour lui. J’étais perdue et émotionnellement déstabilisée.
 


 

Physiquement, c’était difficile aussi. Ma tête voulait exploser. C’était comme si on m’avait secoué la cervelle comme une boîte de casse-tête. Je devais me reposer selon le médecin. Aucune sollicitation visuelle ou auditive pour les prochaines semaines. Mais qu’est-ce que j’allais faire? #AuSecours
 
Pas de télé, de cellulaire, de podcast, de dessin, de lecture, d’efforts physiques et interdiction de conduire.
 
Repos, repos, repos…
 
J’ai tenté de tricher, mais impossible. J’avais tellement mal au crâne. J’étais bourrée de Tylenol et d’anti-inflammatoires 24/7. Je dormais genre 16 heures par jour.
 
J’ai dû me rendre à l’évidence : je devais tout arrêter. TOUT. C’était tellement dur de ne rien faire et de regarder le temps passer. Faire le point sur ma vie. Flatter mes chats pendant des heures. Je me trouvais tellement conne d’avoir chuté comme ça… C’était trop stupide!

 
À ne rien faire, j'ai réalisé que je m'occupais de beaucoup plus de choses que je pensais au quotidien. Même qu'à un moment donné, je me suis même demandée qu’est-ce que ma fille et mon chum feraient si j'étais morte! Mais sans farce, tout était dans mon cerveau : les mots de passe, les horaires, les recettes, les rendez-vous, l’organisation… J’avais besoin de ne pas être trop sollicitée pour guérir mais en même temps, je n’avais pas fait le backup du disque dur de mon cerveau... #LeNouveauMaillotDeGymNeVaPasDansLaSécheuse 
 

Mais tsais
L’humanité allait survivre de mon absence temporaire, la vie allait continuer.
Les choses ne seraient pas faites à ma façon, mais je devais m'arrêter pour que ma blessure guérisse. Décrocher pour m’accrocher plus tard...
 
Dieu merci, après trois mois, tout est revenu dans l’ordre. J’ai repris le contrôle de mon corps et de mon esprit.

Et, j’ai fait mes backups en prévision de ma prochaine débarque, car ma fille a commencé la gymnastique. #ÀQuandLeCoursÀMaman #Ayoye

Ah oui, et mes chats ne comprennent pas ce rejet soudain.
 
Avez-vous déjà été contraint de mettre votre vie sur pause à cause d'un accident?

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