Mon récit rocambolesque de camping monoparental avec mon 21 mois et ma 6 mois [Partie 2]

Crédit photo: Image parStockSnap/ Pixabay Mon récit rocambolesque de camping monoparental avec mon 21 mois et ma 6 mois [Partie 2]

[Pour lire la 1ere partie du récit, c'est ici.]

 

Partie 2 : On sort de la routine

 

On se réveille à 5 h 30 (heure normale de réveil chez nous !). Alexe doit arriver vers 8 h. On déjeune, mon chum part travailler en me souhaitant bonne chance (la misère en plein air, qu’il dit ! Je ris et je me dis qu’il ne comprend pas!). 

Je finis les bagages de dernières minutes. Les enfants sont de bonne humeur, il fait beau dehors et pas trop chaud encore alors je sors la marmaille et je commence une intense partie de TETRIS dans ma voiture. 

Jacob joue dans le garage, dans l’entrée et, évidemment, dès qu’il comprend que je lui donne de l’attention alors qu’il se dirige vers la rue (pour le ramener sur le terrain) la rue devient inévitablement la chose la plus intéressante ! Je mets TETRIS sur pause toutes les 2-3 minutes pour ramener mon fils un peu trop aventurier ou pour animer ma fille (malgré qu’elle soit dotée d’une patience incroyable!). 

Tout y est ! Alexe arrive, on rajoute ses affaires dans l’auto, on rentre pour finir la glacière et j’allaite Sarah avant qu’on parte.

9 h, ça y est, on part! Les enfants s’endorment rapidement. Alexe et moi on jase en masse, ça fait longtemps qu’on s’est vues alors on a plein de trucs à se raconter. Les enfants se réveillent (une heure et demie de dodo, ce n’est quand même pas trop mal, que je me dis). On continue de jaser tout en animant Jacob et Sarah. 

11 h, les cocos ne se peuvent plus, on doit s’arrêter!

On trouve un rest area quelque part en Ontario ! Une belle et grande aire gazonnée, des arbres, du soleil et juste assez d’ombre pour dîner confortablement ! Jacob court partout et tente d’attraper des goélands. Heureusement, on est seuls alors il ne dérange absolument personne. Il grignote seulement, mais en même temps, je préfère qu’il se dégourdisse les jambes pour qu’on essaie de finir le trajet ensuite. Alors je le laisse s’amuser : il mangera en auto. 

On finit par repartir! Les enfants sont bien éveillés et, bien que Sarah se rendorme et se réveille à quelques reprises, Jacob ne dort pas du reste du voyage. 

On arrive au camping ! YEAH!

Pendant qu’on s’affaire à tout sortir de la voiture et à monter la tente, Jacob découvre le fabuleux monde du camping. On doit souvent s’arrêter pour le ramener sur notre terrain. Je lui montre les limites du terrain, lui dis de rester près de nous, que plus loin c’est la route pour les voitures ou que c’est la « maison » d’autres personnes. Je lui offre ses jouets, de la nourriture et tout ce que j’ai sous la main pour le faire rester sur notre terrain. Pas facile à comprendre pour un 21 mois émerveillé par tout ce qu’il y a autour.

Entre temps, Sarah fait du porte-bébé, s’amuse sur une couverture avec des jouets et évidemment, je l’allaite aussi souvent qu’elle le veut! Avec la chaleur, c’est bar open pour Sarah !!!

J’aide même Alexe à monter la tente avec Sarah au sein et une seule main de libre! Je trouve ça drôle, elle aussi : on est efficaces! 

17 h : tout est finalement prêt! 

Il fait vraiment chaud et la plage est à distance de marche. Je propose un sandwich à Jacob, mais il n’en veut pas. On se monte un petit sac de survie pour un aller-retour à la plage. 

Enfin, on entre dans l’eau. Que ça fait du bien! J’ai envie d’aller nager, mais bon.. Jacob est insécure et fatigué (réveil à 5 h 30 le matin, une heure et quelques de dodo dans l’auto et puis, plus rien!) Sarah est dans mes bras. Alors on repassera pour aller nager. 

On s’installe à l’ombre sur la plage, Jacob grignote un bout de pain du sandwich que j’ai amené pour lui. Il est fatigué, mais il bouillonne de vie et puise dans son petit corps toute l’énergie qu’il lui reste pour jouer dans le sable! Il est chigneux et devient de plus en plus désagréable. On ramasse et retourne au camping.

Je me lance dans un semblant de routine pour tenter de l’endormir. J’amène les 2 bébés dans la douche. Sarah dans le bumbo, Jacob dans mes bras et on se lave. La douche est bien trop petite pour que je puisse habiller les enfants : le sol est mouillé partout, je m’habille rapidement et sors sur le balcon avec mes 2 tout-nus et je les habille là, pas le choix!

Un homme nous dévisage, il détourne le regard et semble très mal à l’aise de voir les bébés nus sous leur serviette ! Désolée Monsieur... mais j’en ai plein les bras et impossible de les habiller autre part. 

20h, je reviens, prépare un biberon et je m’installe pour lire l’histoire et endormir les cocos! J’ai hâte de m’asseoir autour du feu et de relaxer avec Alexe. Ça s’en vient que je me dis. 

20h30... rien à faire... Sarah et Jacob ne s’endorment pas! Il fait chaud dans la tente et encore soleil à l’extérieur. Le camping est bruyant, impossible d’endormir Jacob et, comme il tortille et que je commence à m’énerver, impossible d’endormir Sarah. On sort de la tente. On fait griller des saucisses, Jacob mange. Sarah finit par s’endormir en tétouillant, je vais la coucher. 

22 h, je refais un biberon à Jacob, et ENFIN il s’endort! Je suis exténuée! On s’asseoir prêt du feu et à 23 h on va se coucher.

La nuit se passe bien.

5 h 30, comme à leur habitude les cocos se réveillent (on se souvient que Jacob s’est endormi à 22 h hein..?!). Il est déjà chigneux, demande les bras, mais en même temps il est tellement amusé par le fait de sortir de la tente et de se retrouver au grand air, si tôt. C’est tellement différent de la maison. Les émotions se bousculent en lui. 

Quand Alexe se lève, on fait du café et prépare le déjeuner (je suis tellement débordée avec les enfants que j’oublie de manger). Je propose ensuite à Alexe d’aller faire un jogging pendant qu’il fait encore frais. En poussette, j’étais certaine que Jacob et Sarah s’endormiraient. Je dis à la blague qu’on court tant et aussi longtemps que les enfants dorment. Notre plan fonctionne! Ça me fait du bien d’avoir les bras libres et de sortir le méchant.

Jacob dort une heure en tout. C’est mieux que rien que je me dis. On revient tout préparer pour passer la journée à la plage et on y va. On est chargées, comme si on amenait le stock pour une gang, alors qu’on est seulement 2 filles avec 2 bébés! 

On se monte un abri homemade pour Sarah, question qu’elle reste à l’ombre. On se beurre de crème solaire et on profite! 

Malgré le soleil qui plombe et la chaleur accablante, on dîne sur la plage, on joue dans l’eau on fait des châteaux de sable et malgré que Jacob ait encore les émotions à fleur de peau, on a bien du plaisir. Sarah, à son habitude, est un vrai petit ange : elle joue sur sa couverture, tète, dort, se réveille de bonne humeur, s’agrippe fort fort fort sur moi quand on va dans l’eau, mais continue toujours de sourire. 

14h, on décide de retourner au camping il fait tout simplement trop chaud pour faire de la plage avec les enfants. On se repose un peu, mais toujours IMPOSSIBLE de faire faire une sieste à Jacob! On passe le reste de l’après-midi à se baigner sur une petite plage du camping, c’est parfait!

Retour au terrain pour 16h, je m’affaire à préparer le souper pendant qu’Alexe va à la douche. Je suis déterminée à offrir à Jacob un horaire qui se rapproche le plus possible de notre routine.

Il engloutit son assiette de spaghetti, je demande ensuite à Alexe de garder Sarah le temps d’une douche avec Jacob. À notre retour, je vois le même scénario qui se répète, Jacob ne s’endormira pas, malgré sa trop grande fatigue. Je décide d’embarquer les cocos dans la poussette et de marcher jusqu’à ce qu’ils dorment.

19h, je sors Jacob de la poussette et je le couche, il DORT! Hallelujah!!! 

 

 

Sarah s’endort environ 45 minutes plus tard. Je relaxe enfin! 

 

Malgré tout, Alexe a tant bien que mal essayé de m’aider avec les cocos ! Elle les prenait quand je le lui demandais, a essayé d’apprendre à Jacob à nager (ayant déjà donné des cours de natation à des touts petits, elle savait s’y prendre), etc. Mais disons-le, l’état émotionnellement instable de Jacob a un peu beaucoup épuisé sa patiente. 

Alexe, si tu lis ceci, saches que tu as été bonne et que sans toi je n’aurais sûrement pas survécu. Merci mille fois! Et désolée encore que tes vacances aient été agrémentées des cris insupportables de mon fils...!

 

[Pour lire la dernière partie, c'est ici.]

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