L'anxiété, un sujet actuel, même chez nous...

Crédit photo: Juliane Liebermann/ Unsplash L'anxiété, un sujet actuel, même chez nous...

Hier soir, mon bébé dormait à 19 h, mon aîné à 20 h et moi, je n’ai pas réussi à dormir avant qu’il soit minuit passé. Dernièrement, j’ai écrit sur le remaniement des chambres d’enfants à la maison, mais ce dont je n’ai pas parlé dans ce texte, c’est du problème d’anxiété du fils de mon chum... 

 

En fait, en changeant les chambres, on appréhendait surtout le comment allait se passer le dodo de notre fille de 7 mois et de notre coco de 22 mois qui cohabiteraient. Eh bien, la bonne nouvelle dans l’histoire: les deux dorment à poings fermés, et ma fille a même recommencé à faire ses nuits complètes (qui avaient cessées lors de sa poussée dentaire.. !).

 

On savait aussi que le fils de mon chum, qui est suivi et médicamenté pour de l’anxiété, risquait de trouver le changement difficile, mais à la fin du remaniement, il était heureux et nous disait aimer sa nouvelle chambre vraiment beaucoup. Par contre, ce qu’on n’avait pas anticipé, c’est que sa maman changeait de poste et travaillerait désormais de nuit... laissez-moi vous le dire: ces deux changements, qui sont arrivés en même temps (sans le savoir à l’avance), ont bouleversé l’heure du dodo pour lui et... pour nous, évidemment ! 

 

Toutes les raisons sont maintenant évoquées pour ne pas vouloir aller se coucher. Une nuit, c’était la peur du noir, l’autre, la peur des dinosaures et hier, la peur de l’Halloween... oui oui l’Halloween! 

 

Il a 8 ans, a toujours eu un tempérament nerveux et anxieux selon les dires de son père, mais depuis la fin de la garderie/ la séparation de ses parents/ mon arrivée dans le décor/ le début de la maternelle/ ses difficultés scolaire et d’intégration/ l’arrivée de son petit frère /son 1er changement d’école/ le début de sa médicamentation/ l’arrivée de sa petite sœur/ son 2e changement d’école (eh oui, encore... tout ça sans jamais avoir déménagé parce qu'il y a trop d’enfants dans notre quartier pour la capacité des écoles) /le changement des chambres/ le nouveau travail de sa maman et donc presque plus de dodos chez elle/ et j’en oublie sûrement, son anxiété s’est décuplée... Pauvre coco, tant de changements en moins de 3 ans. 

 

On est tous conscients que le changement est son pire ennemi… mais hélas, malgré son anxiété, la vie continue et le changement en fait partie. 

 

On tente, tant bien que mal de le préparer avant chaque grande étape. De lui montrer les belles choses qui s’en viennent, mais il est peu réceptif, et surtout, il a ce caractère qui le pousse a TOUJOURS avoir raison, sur tout et sur rien...! Et donc, il ne nous accorde que très peu de crédibilité.

 

Heureusement pour nous et pour lui, on a une très bonne entente avec sa maman. Mais ça ne règle pas tout. Lui voudrait avoir toujours sa maman et son papa avec lui (je le comprends dont), pas qu’il ne m’aime pas, non! Il voudrait qu’on habite tous ensemble dans la même maison: avoir toute sa famille toujours disponible pour lui (qui peut lui en vouloir pour ça d’ailleurs?).

 

Bref, aujourd’hui, à l’aube de la rentrée scolaire, qui marquera son dernier changement d’école pour son parcours primaire (une nouvelle école bâtie juste au coin de notre rue), notre famille est complète, pas d’autre bébé prévu, les chambres sont faites pour aussi longtemps que possible... oui, le changement fait partie de la vie, mais lui, il en a vécu beaucoup en trop peu de temps. J’espère que ce dernier changement d’école marquera le début d’une vie moins tumultueuse pour lui, qu’il aura le temps de s’adapter à chaque étape et qu’il arrivera finalement à mieux contrôler son anxiété. 

 

Pour finalement en revenir à hier soir… mon chum, après avoir discuté calmement avec son fils, lui avoir donné mille et un trucs pour oublier sa nouvelle peur de l’Halloween, l’avoir laissé lire, l’avoir laissé appeler sa mère à 3 reprises, a finalement perdu patience... Il a levé le ton... Il le sait, je le sais: perdre patience, ça ne donne rien, mais là... il n’en pouvait plus du bruit que son fils faisait, qui nous empêchait de dormir depuis près de 2 heures... Il a perdu patience (patience qui n’est pas sa première qualité, mais il travaille fort là-dessus).

 

Les deux sont descendus au sous-sol pour se parler... Je ne sais pas ce qui s’est dit, j’entendais discuter, mais trop faiblement pour comprendre. Tout ce que je sais, c’est que son fils est remonté, une trentaine de minutes plus tard, pour finalement se coucher dans son lit et s’endormir sans un seul bruit. Et que mon chum, lui, est resté dans le sous-sol et y a même passé la nuit. C’est un hypersensible et c’est sûr qu’il regrettait sa perte de patience... mais aussi, c’est sûr qu’il a l’impression que tous les problèmes qui viennent de pair avec l’anxiété de son garçon viennent de lui, de nous, de sa séparation et qu’il s’en veut tellement pour ça.

 

L’anxiété des enfants est un sujet très actuel de nos jours et ce n’est facile pour personne. On aimerait tellement avoir une baguette magique et la faire disparaître d’un seul coup,mais le processus est long et obligatoire. 

 

Bref, hier soir ma fille dormait dès 19 h, mon fils dès 20 h, le fils de mon chum vers minuit, moi vers 1h et mon chum... eh bien, je crois qu’il n’a pas dormi de la nuit. Malgré notre bonne volonté, on ne sait pas toujours quoi faire pour gérer ce genre de situation, mais une chose que je sais, c’est que d’en parler, à moi, ça m’a fait du bien !

 

 

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