La sieste, notre ennemie jurée

Crédit photo: smengelsrud / Pixabay

Notre fils de 5 ans n’a jamais eu un grand besoin de sommeil. Lorsqu’il était bébé, il n’était pas rare qu’il s’endorme tard en soirée en plus de se réveiller chaque heure de la nuit. Alors qu’il était âgé d’un an et demi, les réveils nocturnes ont finalement cessé. Étant de retour au travail depuis plus de six mois, j’étais heureuse de pouvoir enfin dormir plus de deux heures consécutives. Cependant, une chose n’a jamais changé : sa difficulté - voire son incapacité - à s’endormir à une heure raisonnable.

Depuis deux ans, cette difficulté est encore plus présente les jours de la semaine. La sieste qu’il fait à la garderie, si courte soit-elle, est suffisante pour recharger ses batteries jusqu’à 22h15. Certains soirs, son énergie débordante l’amène même à tenir jusqu’à 23 heures. Avec un bébé de 21 mois qui se réveille presque chaque heure (ou deux), pas besoin de vous dire que nous sommes épuisés. De plus, le temps dont nous disposons pour nous et pour notre couple devient quasi inexistant.

La fin de semaine et les jours de congé, nous boycottons la sieste. Le soir, notre fils arrive à s’endormir vers 21h00. Ce n’est pas encore l’idéal, mais c’est une amélioration. Amélioration qui fait une grande différence dans nos vies.

Car les soirées de la semaine sont souvent tendues. Notre fils nous dit ne pas être fatigué et ne pas arriver à dormir, alors que nous souhaitons ardemment nous reposer ou tout simplement aller dormir, nous aussi. Sans compter que nous savons bien qu’il ne s’agit pas d’une heure de coucher raisonnable pour un enfant de 5 ans et que nous ressentons donc beaucoup de frustrations, d’inquiétudes et de culpabilité.

Nous avons essayé une panoplie de stratégies pour l’aider : l’amener à se relaxer en faisant des respirations ou de la méditation, lui lire une histoire qui explique pourquoi dormir est important, aller jouer dehors après le souper, utiliser un horaire visuel, mettre en place un système de renforcement, lui donner son ourson, se coucher avec lui, aller le recoucher sans dire un mot, établir et suivre une routine bien précise, flatter son dos, fermer sa porte, alouette.

Mis à part éviter qu’il dorme durant la journée, RIEN n’a amélioré la situation. Nous avons donc demandé au personnel du CPE de retirer la sieste de la routine de notre fils. À notre grand désarroi, cette solution ne cadre pas avec leurs orientations. Notre fils n’est pas obligé de dormir, mais il doit demeurer immobile sur un matelas pendant 30 minutes. Il a aussi la chance de se faire masser les pieds. C’est donc sans surprise qu’il tombe presque chaque fois dans les bras de Morphée, surtout s’il s’est endormi à une heure impossible la veille! Sérieusement, si j’avais la chance de me coucher sur un matelas et de me faire masser les pieds au bureau, je m’endormirais aussi malgré ma trentaine avancée!

Je comprends tout à fait la position du CPE. Plusieurs enfants ont réellement besoin d’une sieste et il est plus que normal que notre fils n’interfère pas avec le besoin de ses camarades. Je comprends aussi que les éducatrices puissent avoir besoin de ce moment pour préparer leur matériel ou prendre une pause.

Mais on fait quoi? On attend encore six mois, en espérant que la situation s’améliorera lorsqu’il débutera l’école? On organise nos heures de dîner pour que notre fils soit avec nous pendant la sieste de ses amis?

Avez-vous déjà vécu une situation similaire? Avez-vous des trucs à nous partager?

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