Le jour où j’ai appris la mort des petites Norah et Romy, ma fille aurait eu 8 ans. Je me trouvais déjà dans un état de tristesse, comme à chacun de ses anniversaires de naissance ou de décès. Cependant, je dois dire que la lecture de ce qui est arrivé à ces deux fillettes a contribué à ce que mon coeur, déjà gros en ce jour significatif pour moi, soit complètement retourné.

Ma fille souffrait d’une maladie génétique. Une maladie que nous avons découverte lorsqu’elle était âgée de 8 mois. Une maladie qui devait la garder vivante jusqu’à une soixantaine d’années, mais qui a contribué à ce que son cœur cesse de battre subitement lors d’une froide nuit d’hiver, alors qu’elle n’avait qu’à peine 31 mois.

Ma fille est décédée il y a plus de cinq ans. Malgré les années qui passent, il m’arrive encore de céder à la tristesse, de me demander si un jour j’arriverai à me remettre complètement de cette mort subite de cette première enfant que j’ai tant attendue et portée.

Par contre, ma fille est morte en raison d’une maladie. À certains moments, je suis même soulagée de savoir qu’elle ne souffre plus. Personne n’est responsable de sa mort. Sa vie, sa maladie et sa mort, personne n’en est responsable. C’est juste la faute à pas de chance. Il s’agit de la pire malchance de notre vie, mais tout de même d’une malchance. 

Quand je prends connaissance de l’histoire de Norah et Romy, tout est différent. Leur père, celui qui devait assurer leur sécurité et les aimer de façon inconditionnelle, est fort probablement responsable de leur mort. Je ne comprends juste pas. Je suis détentrice d’un doctorat en psychologie, mais cette histoire me dépasse. Ayant perdu une enfant dans des circonstances naturelles, j’ai tellement de peine pour cette maman qui a perdu deux enfants dans un contexte qui est tout sauf naturel. Un contexte fort probablement teinté de violence et de haine. 

Il n’y a aucune belle façon de terminer ce texte. Par contre, je tiens à préciser que si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à en demander. Même si vous êtes un homme. Même si vous avez des idées suicidaires ou homicidaires. C’est si important. Si cet homme l’avait fait, l’histoire de ces deux petites filles aurait pu être différente…. 

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