« Je vous déclare, mari et femme. » J’ai hâte de prononcer cette phrase. Elle me gonfle la poitrine d’une fierté innommable! Quelque chose de bien particulier. En juillet prochain, j’aurai le privilège de marier ma chère amie à l’homme de ses rêves. Celui qui la réconforte, la fait rire. Celui qui la pousse à bout, parfois, bien évidemment (sinon, ce serait une relation platonique, n'est-ce pas?). Ils se soutiennent et s’épaulent; c’est une union qui mérite d’être célébrée à la grandeur de leur amour. Et c’est moi qui la célébrerai. Vous dire à quel point ça m'émeut, moi qui crois à l'amour avec un grand A.

Je connais cette femme que je vais marier à cet homme depuis plus de 15 ans. Je l’ai vue chercher l’amour (pas toujours au bon endroit, j’ai dû intervenir parfois). Je l’ai vue tomber amoureuse, réellement amoureuse. Je l’ai sentie glisser sous le charme de ce beau Montréalais qui venait d'apparaître subitement dans sa vie.

J’ai cajolé sa grosse bedaine de femme enceinte lorsqu’elle attendait son premier enfant. J’ai câliné sa 2e grosse bedaine lorsqu’elle attendait son deuxième enfant. J’ai bien souhaité une autre bedaine, mais malheureusement, sur cette question, je ne peux pas intervenir! Je vois grandir leurs enfants sous mes yeux. Je les aime infiniment et elle aime les miens tout autant.

J’ai vu cette amie changer, vieillir, mais surtout, s’épanouir. Dans son rôle de maman, bien sûr, mais aussi en tant que femme et conjointe. J’ai vu des projets naître entre les deux amoureux, toujours plus grands, toujours plus beaux. Alors, lorsqu’ils m’ont demandé de célébrer leur plus grand projet commun, j’ai senti mon cœur fondre.

Je pourrais comparer ce privilège à celui de devenir marraine. Vous savez, quand un couple d’amis vous voue une confiance sans pareille, une affection sans limites et vous demande, avec amour, d’être une lumière pour leur enfant; comment ne pas être émue?  Eh bien, je suis tout autant émue d’avoir été choisie pour unir civilement cet homme et cette femme afin qu’ils poursuivent leur vie main dans la main, jusqu’à ce que la mort les sépare.

Je serai là, le 24 juillet 2021, devant mes chers amis, à m’assurer du caractère solennel de cette grande cérémonie qui ne se reproduira qu’une seule fois dans leur vie (et probablement dans la mienne). J’inviterai Marie-Ève et Frédéric à prononcer leurs vœux devant témoins, familles et amis. Je vais probablement pleurer un tout petit peu pendant l’échange des anneaux qui se passera sous mes yeux, avant de dire, avec toute l’affection que je leur porte : « Je vous déclare mari et femme! »

Crédit:Benita Elizabeth Vivin / unssplash.com

Je vais probablement lancer un « Alléluia » bien senti après ça!

Avez-vous déjà vécu l’expérience d'être le célébrant.e de quelqu'un qui vous est cher?

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