J’écris le brouillon de cet article d’une seule main sur mon téléphone. Je suis bien installée sur le sofa, Minilove s’est endormi à mon sein et le soleil de novembre nous réchauffe au travers de la fenêtre. C’est sa troisième sieste depuis ce matin.

Il est midi et je n’ai presque rien fait depuis ce matin. J’ai passé plusieurs heures à coller mon bébé qui a eu une très mauvaise nuit et une rude matinée #MerciVaccins. J’ai quand même pris le temps de m’habiller, mais pas lui. Il est encore dans son pyjama de camion de pompier taché du Tempra qu’il recrache systématiquement. C’est fou comment le temps passe différemment quand on s’y attarde.

J’ai mis de côté mon rôle d’étudiante pour être à 100% dans mon rôle de parent-soignante. Merci à l’université d’offrir les cours à distance en asynchrone cette session; ça me permet de mieux jongler avec ma conciliation études-famille.

Possiblement que ce soir, quand mon amoureux va rentrer du travail, je vais être contente de passer le relais. La journée aura mis à l’épreuve ma patience et m’aura possiblement épuisée. Parce que même si je n’ai « rien fait », j’ai fait beaucoup.

Ces journées collées me permettent de connecter au moment présent. Aujourd’hui, mon bébé habituellement actif, curieux et souriant a plutôt besoin de se blottir contre moi et c’est parfait comme ça. Je me mets entièrement disponible pour lui et je savoure cette chaleur qui nous unit. Je sais que des lendemains de vaccins et des journées de maladies vont parsemer les mois/années qui viennent. J’espère avoir le privilège de pouvoir toujours être disponible pour Minilove et mettre de côté tout le reste pour répondre à ses besoins. Je souhaite qu’il sache qu’il passera toujours en premier, peu importe ma to-do list de la journée.

Toutefois, je ne trouve pas cela toujours facile de ralentir ainsi. Mon cerveau est en constante analyse de ce que je pourrais/devrais faire. Ma tête est dans l’action et l’efficacité, tandis que mon cœur est dans le ressenti et le moment présent. J’essaie de les faire se rencontrer plus souvent, ces deux-là. Pour qu’ils réussissent à séjourner ensemble dans l’être plutôt que dans le faire.

Alors, je lève mon verre à ces journées collées. Ces journées de bébé plus maussade, demandant et dépendant. Merci d’exister et de me permettre de me recentrer sur ce que je trouve le plus important et précieux dans ma vie. Merci de tester et repousser mes limites. Merci de m’inviter à tout mettre en veille pour réconforter et coller mon enfant. Merci de me faire travailler sur moi et de me faire évoluer comme maman pour devenir plus présente et résiliente. Et merci à mon fils de me faire confiance et me permettre de répondre à ses besoins.

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