Célébrer les 2 ans de mon fils pendant la pandémie m'a fait réfléchir

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La fin de semaine dernière, en plus de souligner Pâques, nous avons célébré les deux ans du dernier membre de notre famille. J’ai l’habitude de préparer de grosses fêtes aux anniversaires de mes enfants, avec de belles décorations faites à la main, une panoplie de hors-d’œuvre et un tas d’invités. Mais cette fois, la COVID-19 a ralenti mes ardeurs : elle m’a obligée à m’en tenir à un anniversaire simple, célébré uniquement avec les membres de notre petite famille.

J’avoue que, malgré le contexte, je me suis d’abord sentie coupable et déçue de ne pas avoir préparé une plus grande fête pour souligner les deux ans de mon fils. Par contre, je réalise que pour lui, cela n’avait aucune importance. Il était heureux d’être entouré de ses parents et de son grand frère, de découvrir ses cadeaux et de manger son gâteau de la Pat Patrouille sur une nappe que son frère et moi avions décorée avec les moyens du bord. D’ailleurs, en y réfléchissant bien, je crois que ce qui entoure la pandémie lui plaît bien.

Puisque nous œuvrons dans les services essentiels, mon mari et moi continuons de travailler à l’extérieur de la maison. Par contre, depuis peu, des modifications à mon horaire de travail font que nos garçons vont un peu moins souvent au service de garde d’urgence. Et j’ai l’impression qu’ils apprécient cela, particulièrement notre deux ans qui est petit pour s’ennuyer de ses amis, qui raffole des câlins de ses parents et qui idolâtre son grand frère.

Bien sûr, il adore ses éducatrices et ses amis du service de garde. Il a d’ailleurs la chance de fréquenter sa garderie habituelle, et donc d’être dans un milieu connu avec des éducatrices qui lui sont familières. Par contre, j’ai l’impression qu’il apprécie de passer plus de temps à la maison et de voir son rythme de vie ralentir (bien que j’aie l’impression que le nôtre a plutôt accéléré en raison de la charge de travail de mon mari qui a doublé et du confinement des aides extérieures).

Tel que je le mentionnais dans mon dernier texte, pour diverses raisons, je ne vis pas particulièrement bien cette pandémie. Par contre, j’ai décidé de profiter du temps dont je dispose avec mes enfants. J’ai également décidé d’être reconnaissante que ma famille soit en santé. Ayant perdu une enfant il y a quelques années, je dois me rappeler que rien n’importe plus que la santé. En bref, j’ai décidé d’adopter la perspective de notre deux ans, soit de profiter du moment présent et d’apprécier le temps passé ensemble sans me soucier des détails qui ont finalement peu d'importance.

 

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