Vous pouvez lire la première partie de ce témoignage ici.

Tel que demandé, j’ai passé les examens prescrits par mon médecin. Avez-vous déjà passé une mammographie? Mais quel instrument de torture! Surtout si vous avez des petits seins. Et que dire de l'IRM. J’avais l’impression d’entrer dans une navette spatiale tellement la machine est impressionnante. En plus, je suis claustrophobe… j'ai vraiment transpiré ce jour-là.

L’attente des résultats était vraiment angoissante. Le jour J est arrivé et j’ai été de nouveau demandée au bureau de mon médecin. Il m’a dit que tout est beau. Je n’ai rien. J'étais tellement soulagée de ne pas avoir de cancer. Je lui ai demandé ce qu'il croyait que j'avais, alors, si ce n'était pas un cancer ou une tumeur.

Il a déposé son crayon, m'a fait un sourire de compassion et il m’a dit : « Dis-moi, qu’est-ce qui ne va pas actuellement dans ta vie? Prends tout ton temps. » Et j’ai fondu en larmes. Je lui ai dit que ma séparation se passait très difficilement. Qu’après des années de bataille judiciaire; mon ex et moi avions commencé depuis quelques mois à faire la garde partagée une semaine/une semaine. Que je trouvais ça tellement difficile.

Il a validé mes émotions et il m’a référée à une psychologue afin d’avoir un suivi. Il m’a expliqué que je vivais probablement une hyperprolactinémie provoquée par un stress aigu. Il a ajouté que mon corps réagissait à la séparation d'avec ma fille en sécrétant du lait.

Crédit:Sofia-Alejandra-Pexels
 

Le chemin de la guérison à été long et ardu, mais j’ai réussi à passer au travers. J’ai assisté à mes suivis psychologiques. Je faisais de l’exercice régulièrement et je me suis trouvé un objectif dans lequel mettre toute mon énergie lorsque ma fille n’était pas là… finir mes études universitaires.

Peu à peu, mes montées de lait ont disparu et mes règles ont commencé à se stabiliser. Les autres symptômes que je ressentais; palpitations cardiaques, nausées et migraines, étaient des symptômes de crises de panique. Ces derniers se sont estompés au fil du temps. Maintenant, je suis plus à l’écoute de mon corps et je prends le temps de me soigner lorsque c’est nécessaire.

Connaissez-vous quelqu'un qui a déjà souffert d'hyperprolactinémie?

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